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Que se passe-t-il quand on meurt ? Les étapes expliquées par la science

Que se passe-t-il quand on meurt ?

C’est une question que tout le monde se pose un jour.

Pourtant, c’est aussi la seule expérience que nous partagerons tous… sans jamais pouvoir la raconter. La mort nourrit les croyances, les peurs et les récits depuis toujours. Mais d’un point de vue scientifique, que se passe-t-il réellement dans notre corps lorsque la vie s’arrête ?

La mort n’arrive pas d’un seul coup

Contrairement à l’image que l’on s’en fait souvent, la mort n’est pas un instant précis. C’est un processus qui s’étale sur plusieurs minutes, voire plusieurs heures selon les organes concernés.

Le cœur cesse de battre, la respiration s’arrête, le cerveau n’est plus alimenté en oxygène… mais tous les tissus du corps ne s’éteignent pas au même moment. Certaines cellules poursuivent même leur activité pendant un certain temps après le décès.

Autrement dit, notre organisme ne s’arrête pas comme une machine que l’on débranche.

Le cerveau est l’un des premiers organes touchés

Lorsque le cœur s’arrête, le sang ne circule plus. Le cerveau, extrêmement gourmand en oxygène, commence alors à manquer d’énergie.

Après trois à cinq minutes sans oxygène, les neurones subissent des dommages irréversibles. C’est pourquoi chaque minute compte lors d’un arrêt cardiaque.

Pendant cette période, on parle de mort clinique. Dans certains cas, une réanimation rapide permet encore de relancer la circulation sanguine avant que les lésions cérébrales ne deviennent définitives.

Le corps continue pourtant d’évoluer

Même après l’arrêt du cerveau, le corps poursuit sa transformation.

Peu à peu, sa température diminue jusqu’à rejoindre celle de son environnement. En parallèle, les muscles se raidissent : c’est ce qu’on appelle la rigidité cadavérique, ou rigor mortis. Elle apparaît généralement entre deux et six heures après le décès, puis disparaît progressivement un ou deux jours plus tard.

Ensuite, le sang cesse de circuler et descend naturellement vers les parties les plus basses du corps sous l’effet de la gravité. Cela provoque des taches violacées caractéristiques, appelées lividités cadavériques.

Les bactéries prennent le relais

Notre corps héberge des milliards de bactéries, principalement dans les intestins.

Tant que nous sommes vivants, notre système immunitaire contrôle leur développement. Après la mort, ces bactéries continuent leur travail sans être freinées. Elles décomposent progressivement les tissus, produisent des gaz et participent au processus naturel de décomposition.

Aussi étonnant que cela puisse paraître, ce sont en grande partie nos propres micro-organismes qui amorcent ce retour de la matière à la nature.

Que sait-on des expériences de mort imminente ?

Certaines personnes réanimées après un arrêt cardiaque racontent avoir vu un tunnel lumineux, ressenti une profonde sensation de paix ou observé leur propre corps.

Les scientifiques étudient ces témoignages depuis plusieurs décennies. Plusieurs hypothèses existent. Le manque d’oxygène, la libération massive de certains neurotransmetteurs ou une activité cérébrale inhabituelle pourraient expliquer une partie de ces phénomènes.

En 2022, des recherches ont également montré que le cerveau pouvait conserver une activité électrique pendant plusieurs dizaines de secondes, voire quelques minutes après l’arrêt du cœur.

En revanche, aucune étude n’a permis de démontrer l’existence d’une conscience après la mort.

Les soins apportés au défunt

Après le constat du décès, des professionnels spécialisés peuvent pratiquer des soins de conservation.

Les thanatopracteurs remplacent une partie des fluides corporels par une solution conservatrice afin de ralentir la décomposition et de préserver l’apparence du défunt jusqu’aux obsèques.

Ce métier demande autant de compétences techniques que de délicatesse. Il permet aux proches de se recueillir dans les meilleures conditions possibles.

Puis la matière reprend son cycle

Selon les volontés de la personne ou de sa famille, le corps est ensuite inhumé ou crématisé.

Dans les deux cas, les éléments chimiques qui le composent retournent progressivement dans le cycle naturel. Les atomes qui nous constituent aujourd’hui continueront d’exister bien après nous, sous d’autres formes.

La vie s’arrête, mais la matière, elle, poursuit son voyage.

Info bonus

  • Aujourd’hui, le décès est officiellement constaté lorsqu’il existe une mort cérébrale irréversible, c’est-à-dire l’arrêt définitif de toute activité du cerveau.
  • Certaines cellules de la peau, des os ou de la cornée restent viables plusieurs heures après la mort, ce qui permet notamment les dons d’organes et de tissus.
  • La rigidité cadavérique disparaît naturellement après 24 à 48 heures lorsque les protéines musculaires commencent à se dégrader.
  • L’odeur caractéristique de la décomposition provient de plusieurs centaines de composés chimiques différents produits par les bactéries.
  • Contrairement à une idée très répandue, les cheveux et les ongles ne continuent pas de pousser après la mort. C’est simplement la peau qui se rétracte, donnant cette illusion.

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